Découvrez les résultats 2019 du baromètre ISM-MAAF de l'apprentissage dans l'artisanat

4 sept. 2019, par Covea

L’édition 2019 du baromètre ISM-MAAF de l’artisanat évalue, pour la quatrième année consécutive, l’implication des entreprises artisanales dans la formation des apprentis.

Apprentissage dans l’artisanat : une dynamique positive à l’échelle nationale mais des disparités régionales. 

Elle met en exergue une hausse des entrées en apprentissage (apprentis inscrits en 1ère année) à + 3 % : « L’édition 2019 du baromètre ISM-MAAF montre une très nette progression du nombre d’apprentis ayant plus de 25 ans. Pour cette catégorie, les effectifs ont progressé de 51 % suite à l’entrée en vigueur au 1er janvier 2019 de la loi « pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » qui permet d’entrer en apprentissage jusqu’à 30 ans, contre 25 ans auparavant. Cette réforme qui a pour ambition de faire de l’apprentissage une voie d’excellence commence à porter ses fruits. L’apprentissage séduit de plus en plus de jeunes, tous niveaux confondus. Nous avons par exemple constaté que le nombre d’apprentis inscrits à des diplômes de niveau de l'enseignement supérieur - BTS, Licence, Master - connaît une progression de 9 % contre 2 % pour le nombre d’inscrits à des diplômes de niveaux Bac, BP et CAP » souligne Bruno Lacoste-Badie, directeur Marketing et Communication de MAAF.

Les résultats démontre également une bonne dynamique territoriale dans l’Ouest de la France (Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine) : « La dynamique d’évolution de l’apprentissage dépend de très nombreux facteurs : dans certaines régions, comme les Pays de la Loire et la Normandie, la formation par apprentissage est très ancrée historiquement dans les pratiques et la culture régionale, au contraire des régions méditerranéennes par exemple. La conjoncture économique est un autre facteur (elle est meilleure ces dernières années dans les régions de la côte atlantique), mais comment expliquer alors le décrochage de l’apprentissage en Ile-de-France ? Entrent en jeu ici d’autres facteurs comme la sociologie des grandes agglomérations (les emplois et métiers d’ouvriers y sont de moins en moins nombreux). La moindre proximité de l’offre de formation et les contraintes de mobilité peuvent également freiner le développement de l’apprentissage (en Ile-de-France comme dans les communes rurales). Un dernier facteur est le volontarisme des politiques régionales : deux régions seulement affichent un nombre d’apprentis supérieur à ce qu’il était en 2012 : les Hauts-de-France et les Pays de la Loire » précise Catherine Elie, Directrice des études et du développement économique de l’ISM.

Le détail des résultats est disponible, en pièce jointe, dans le communiqué de presse.